Contactez-nous

+33 (0)6 20 35 76 27

+33 (0)6 88 86 40 23

Chasse au chamois : la longue quête de Peter

on

Peter, sexagénaire américain du New Hampshire , est venu spécialement en France pour chasser un chamois dans le Vercors avec ovini Expeditions. Une aventure soumise au caprice du ciel et de l’animal.

 

Peter débarque avec Elise, son épouse, à Saint Exupéry aéroport fin décembre avec la ferme intention de tirer un chamois. Philippe les récupère et les conduit dans un très bon hôtel de la région grenobloise pour se reposer et être frais et en forme pour aborder en toute sérénité cette quête.

Quand la météo s’en mêle
Le lendemain matin, ils partent tôt pour le Vercors Nord, mais les conditions climatiques sont très mauvaises, et le brouillard laisse une1 chasse chamois france meteo ovini expeditions visibilité de 30 m empêchant toute possibilité de prélèvement. Ils passent la première journée retranchés dans une grotte où comme les anciens, ils se réchauffent au coin du feu en attendant que le brouillard se lève. Leur patience ne paye pas !  Il s redescendons de la montagne le soir sans avoir pu chasser.
Le lendemain, les conditions météo sont identiques avec neige , glace et brouillard persistant. C’est de nouveau une journée « blanche ». Le soir, Philippe prend la décision de changer de zone pour le Vercors sud car Il ne reste plus qu’un jour à Peter pour tenter de prélever son chamois. Départ à 4 heures du matin pour la Drôme Provençale. Changement de décors avec soleil, il fait froid mais pas de neige et le ciel est lumineux… le rêve pour l’équipe.

 

3 soleil chasse vercors sud chasse chamois ovini expeditions

Savoir attendre
Marche d’approche au lever du jour, au sommet, Philippe repère sur la montagne opposée un joli bouc au sommet du gros rocher. Pas de temps à perdre, il faut tenter de l’approcher avant qu’il ne disparaisse. Ils descendent le long de l’arête de leur côté car le guide avait remarqué qu’à mi-hauteur, il devait être possible de tirer l’animal d’un versant à l’autre à moins de 200 m. Après 1 h 30 de descente escarpée, Ils arrivent sur un promontoire rocheux juste en face du rocher du bouc. Malheureusement, celui-ci est descendu dans l’intervalle en forêt. Philippe installe Peter. L’attente commence et les heures s’écoulent sans aucun contact avec ce bouc. A la mi-journée, Peter perd espoir surtout que son avion de retour est prévu le lendemain matin à 6 h. Philippe lui remonte le moral, l’encourageant à la patience, convaincu que l’animal allait ressortir.. A 16 h, Peter est prêt à baisser les bras... Philippe persiste même si le rocher passe doucement dans l’ombre du soleil couchant. 16 h 45, alors que le soleil a disparu définitivement, le bouc sort de la forêt et remonte tranquillement le rocher. Philipe alerte Peter qui s’était mis en retrait trop dépité, il prend vite position. Le guide calme le chasseur surexcité et lui donne la position du bouc qui est à mi auteur sur le rocher. Impossible de tirer car il est juste au-dessus d’un aplomb de 200 m de vide, il risque de basculer et s’abîmer. Il est impératif de faire encore preuve de patience et attendre que l’animal monte sur la prochaine arête ce qui le mettra tête à droite, du côté d’un couloir avec des buis.  Le chamois monte exactement où le guide l’espérait et il donne l’ordre de tir. La détonation retentit et le bouc se fige et monte de 10 m en une foulée. Manqué ! Il donne de nouveau l’ordre de tir et la seconde balle frappe l’animal pleine colonne à l’épaule et le foudroyé. Il glisse et tombe dans les buis. Peter n’en revient pas, il pleure de joie sous l’émotion et le relâchement après 9 h d’affût sans bouger. Il hurle dans la montagne et embrasse son coach en le remerciant longuement. La nuit avance à grands pas. Philippe rejoint l’animal, fait signe à Peter que tout est ok. Sans perdre de temps, il place le bracelet et entame une périlleuse descente dans l’obscurité. Arrivé dans le bas du canyon, il laisse l’animal et remonte chercher Peter et les affaires. Il est temps de rejoindre la vallée.

Au passage, ils récupèrent le chamois au passage, que Philippe porte à l’épaule et rejoignent un chemin qui les ramène en 1 heure en bas non loin du véhicule. Peter est aux anges, et avoue qu’il n’y croyait plus mais que grâce à la persévérance et la connaissance du milieu et de l’espèce, son guide a pu lui faire prélever ce joli bouc de 8 ans. Arrivés à la cabane, on ne déroge pas à la séance photos souvenirs avant le retour sur Grenoble dans la foulée. Peter a prélevé cet animal avec une de nos Blaser R8 en 7RM équipée d’une Zeiss Victory v8 à une distance de 194 m.

« C’est la plus belle chasse que j’ai fait jusqu’à présent précise-t-il, enthousiaste. Rien n’aurait été possible sans le professionnalisme conjugué à la passion et l’empathie de Philippe. C’est rare. Les seules choses qu’il n’a pu maitriser : le temps déplorable sévissant dans le Vercors du nord et la virée du chamois dans les bois une grande partie de la journée ». conclue-t-il en riant.

Haut de page